Émission de 27 juillet
Les textes:
Cauchemar de Bonnie
Who needs forever d'Anne-Marie Desrosiers
Juste pourri de Jean-Philippe Tremblay
Comme des chambres vides de Vianney
Miroir, mon beau miroir d'Audovère
La liberté n'est pas un Kotex de Sébastien Chabot
Aux yeux de Le 8ième sens
Ma bouche est close
Aux autres de le faire
Impossible d’empiler
Plus de mots que nécessaire.
Oui cette douleur est voulue. Il faut que je sache, je ne veux pas le savoir. Je suis là, espérant ces paroles qu’il m’est interdit d’entendre. J’écris. J’attends. Il ne faut pas. Et le sol me remonte dans le cœur. Ou est-ce moi qui tombe?
Mes mains déployées
Tremblent et dévoilent
Le secret de mon son
L’essence de mes rires.
Je ne veux pas hésiter. Et je regarde, goulûment. Je voudrais ne jamais connaître la fin. Je me répète un début pour qu’il soit parfait et marqué au fer rouge dans ma mémoire. Je mesure à coup de silences la distance.
Mon souffle profond
Résume mes délires
Que personne n’entend
Et ignore facilement.
Le chaud. Le froid. Et la faim? Et ce besoin de musique me fait retourner jusqu’à mes convictions. Là où il fait soleil quand la nuit m’enveloppe encore ici. Quelqu’un connaît ce trouble dans mes pensées. Mais il faut que je me taise.
Qu’il ait des yeux
Pour lire ceci
Je voudrais que non Oh! Comme ce serait plus facile……et si triste
Négatif d'Anonyme
Tous négatifs.
Je venais de recevoir mes résultats de tests de dépistage de MTS et tout était parfait.
J’ aurais dû être soulagée, pourtant. J’avais eu des relations sexuelles non-protégées avec un gars « à risque ». De cette race qui ne se protège jamais… se fiant à l’absence de symptômes et à la pensée magique pour conclure qu’ils n’ont rien et que ça ne peut pas leur arriver.
Je couchais avec lui, sachant qu’il allait probablement voir ailleurs, sans se protéger. Je savais que je couchais avec une bombe ambulante. Je comprenais à quoi je m’exposais, qualifiant naïvement mon comportement de «Dare-Devil».
Ce n’était pas la première fois. Je passais des test de dépistage régulièrement, m’inventant des symptômes qui n’existaient pas. Imaginant un médecin m’annoncer la terrible nouvelle… mais les résultats rentraient négatifs.
Chaque fois, un étrange sentiment s’emparait de moi. Au lieu d’être soulagée et de bénir le ciel d’être encore une fois «clean», je ressentais une abstraite déception.
Un jour, j’ai compris pourquoi.
Je souhaitais un résultat positif. Je courrais après le virus mortel inconsciemment.
Je voulais crever. Pas mourir : CREVER. De préférence au bout d’une longue agonie. Pour me punir de quelque chose… je n’ai jamais su quoi, exactement.
Je voulais être condamnée. Annoncer au gars la terrible nouvelle : Le salaud, en plus de ne pas m’avoir aimé et de m’avoir plaqué, il m’aurait infecté. Il aurait été malade lui aussi, et il aurait vécu avec la culpabilité de m’avoir filé sa maladie.
Les autres se seraient rendu compte que j’existe. J’aurais probablement été jugée, aimée ou prise en pitié… mais pas ignorée.
Je m’étais placé en mode d’auto-destruction.
Je voulais disparaître pour ne plus être invisible.
Je savais maintenant que, jusqu’à ce jour, j’avais cherché à mourir.
Devant cette conclusion, mes yeux se sont remplis de larmes.
Puis, mon regard fut attiré par quelque chose.
Sur un bout de papier glacé, j’ai croisé un regard. Le regard de quelqu’un qui m’aimait…
… et j’ai eu envie de vivre.
En musique:
Laisse autant le vent tout emporter de Les Breastfeeders
Vendeur de Les Goules
Hip Hop de Dorothée est une salope
Dans le sous-sol de The Rocketeers
Heartless Romantic de The Dears
Ma soeur de Marcel et son orchestre
Le Plateau du Kitchose Band
Le Nord nous appartient d'Absolu
Cyberfucktologie de La cage de bruits
Une émission un peu moins trash la semaine prochaine ? ;-)


