Vous avez envie de participer à l'écriture des textes du prochain album du groupe Plywood 3/4 intitulé
Le treizième étage ? Rien de plus simple ! Écrivez une nouvelle d'un maximum de 5 pages inspiré du texte suivant:
Dimanche 13 novembre, 9H01. Edgar emboîte le pas. Sa montre indique une minute de retard. Il décide donc de prendre l'ascenseur. Lorsqu'il entre à l'intérieur, un jeune homme au costard soigné lui fait signe de salutation. Son chapeau lui cache le visage. L'ascenseur file à toute vitesse. Subitement, il s'arrête... Les chiffres 12 et 14 se mettent à clignoter au même moment. Il se retourne, le jeune homme n'est plus là... les portes s'ouvrent...Envoyez ensuite vos textes à Plywood 3/4 à l'adresse suivante:
s.dumais@gmail.com. Vous pouvez aussi visiter le site web de Plywood 3/4 au
www.plywood3quart.com pour plus d'informations.
Participez en grand nombre à cet événement tout à fait génial ! À vos plumes !!!
Les textes:L'angoisse de l'excitation #1 de LihaÉbauche de débauche de Frédéric MaltaisLe tour pour le tout de
AigredoucePrise 1. D'un téléroman qui perdure et qui déjà a fait baisser les côtes d'écoute.
Prise 12. D'une histoire qui se répète, qui dure (elle doit être solide) mais qui n'apporte rien de nouveau au pauvre spectateur, encore assis devant sa boîte à magie mais dont le tour ne vient pas.
Prise 62 d'une pauvre magicienne qui n'a plus de tour dans son sac.
La colombe est morte, affamée, écoeurée de manger de la bouffe à chats alors qu'elle est volatile. D'un chapeau écrasé par ces pieds de multiples acteurs, rêvant d'être découpés ou éventrés et qui quittent la scène à peine bouleversés. Et cette baguette. Qui ressemble à un mauvaise branche d'arbre, aspirant à une vie meilleure, sous des ciels éclairés artificiellement.
Et cette magicienne. Qui pour les quelques fois de ces apparitions sur scène se maquillait, question de tromper les apparences et risquant fortement de se tromper dans celles-ci. Poudre, rouge sur les lèvres tremblantes (stress?), vernis sur les doigts instables, cherchant le fond des poches, avec pour seul vêtement une cape sans poches....Mais la pauvre dame avait un talent mais pas de public. Qu'importe.
C'était un spectacle pour le moins désolant. Elle s'accaparait de ce coquetterie qui bien défendue a des lettres de noblesse mais pour une magicienne cette coquetterie devenait costumes de scènes, achetés à bas prix et qui sentait le mauvais goût.
Pourtant. Le spectacle était bon. Pause bien sentie. Attente. Reprise, montée, exclamation. Elle avait du talent. Celui du mot au bon endroit. Mais que sont des mots vis-à-vis ceux qui écrivent la vie? Pauvre magicienne. Mauvaise salle. Mauvais ville. Bad timing. Et encore, elle s'acharnait soir après soir, représentations après représentations, à plaire à son public alors qu'il était absent. C'était à la limite de l'obscène.
L'obscène de la vérité. De l'authenticité du moment qui fait peur. Car trop vrai. Cette vérité qu'on préfère ignorer car elle fait peur. Cette vérité qui se transforme en miroir, éclaboussant nos défauts, déformant nos "je voudrais comprendre", révélant nos faiblesses.
Ces miroirs, ce ne sont que des livreurs de malheur déguisés sous les traits d'une charmante magicienne qui espère vainement faire voler une colombe morte, faire apparaître des surprises sous un chapeau qu'on n'exposerait même pas dans une vente de garage de dernière chance.
La magie, c'est la chance. Du bon moment. Du bon endroit. Du bon public. Du bon talent.
Il ne reste qu'à procéder au dernier tour. Le démaquillage.
Et sécher les larmes.
La théorie du chaperon de laideur de Karina Boies
Inextricablement, le monde de la faune nocturne déborde d’étranges spécimens. On y retrouve le coq en puissance, le condescendant, le timide, l’étourdi et le pire, le chaperon de laideur. Celui-ci, de part sa constitution physique a développé moult mécanismes de défense lui permettant de décrocher sa part de bonheur. De se rêver une seule nuit en beauté plastique ou sex-symbol déluré. La planification de sa recherche de femelle urbaine lui grignote beaucoup d’espace-temps. Les scénarios qu’il se bâtit devant son miroir avant de quitter son domicile le renforcent en lui permettant d’espérer qu’enfin, la bonne soirée vient d’arriver.
Le premier obstacle qu’il rencontre est le portier. Comment déjouer cette brute qui a le contrôle absolu sur la vie ou la mort d’un convive ? C’est lui qui ouvre la porte de la caverne D’Ali Baba. Le petit cordon rouge constitue une des pires frousses pour le chaperon. Il a développé un sens de l’humour exacerbé lui permettant de transcender le fait que si le couloir magique lui est parfois autorisé, ce n’est pas à cause de sa tronche défiant les lois de l’esthétisme. Certains soirs, il réussit, certains soirs il repart bredouille.
Lorsqu’il franchit l’entrée, le voilà qui se met à rêver que « tonight is the night ». Bien sûr que son approche est celle du félin. Il rôde au travers de ses proies en se demandant laquelle il va choisir. Bof, dans le fond s’il était honnête, il répondrait à cette question qu’il va toutes les essayer car il a déjà lu dans un manuel de motivation qu’après 25 non, on finit par obtenir un oui. Premièrement, il boira un ou deux verres, question de se donner du courage. Soir après soir, il vit ce moment comme étant celui qui lui produit le plus de plaisir. Il ne s’est pas envoyé faire foutre encore, n’a pas été giflé, ni ne s’est ruiné pour payer la traite à de sublimes filles qui n’en veulent qu’à son portefeuille. Premier contact : la plus belle. Il est tellement habitué de se faire rejeter qu’il choisit toujours une icône qui le remettra manu militari à sa place. Ça brise la glace.
Il n’aura alors de cesse, que de tourner et tourner à s’étourdir autour de toutes les femelles du bar. La question que l’on peut se poser est : pourquoi ne comprend-il pas ? Pourquoi ne pas jeter la serviette ? Pourquoi être si peu orgueilleux ? La réponse est claire : cet abruti n’a plus rien à perdre. Soir après soir, il se fait dire non, non, et non. C’est devenu un mode de vie. À l’occasion, il tombe sur une fille qui a trop bu ou le prend vraiment en pitié. Les hommes savent d’instinct qu’une mère dort dans le cœur de chaque fille. Voilà pourquoi, il n’abandonne pas. Si une sur mille lui dit oui, il pourra cesser l’espace d’un soir, sa masturbation excessive et enfin goûter à un plaisir charnel. Le lendemain, tout guilleret, il rêvera de sa nuit. Même si ce fut moche. Même si la fille était finalement plus moche que lui. Voyez-vous, la théorie du chaperon de laideur peut s’appliquer à double sens et ceci, notre ami le sait trop bien. Un jour, ce sera son tour. Il n’a jamais oublié le dicton : à chaque torchon sa guenille…
Ça lui aura coûté la peau des fesses mais il réussira. Voilà pourquoi on le voit sans cesse rôder, prêt à foncer vers de nouvelles contrées inexplorées. Il n’y a pas plus tenace que lui. S’il ne plaçait qu’un dixième de sa motivation au service de choses utiles, la planète n’en serait que meilleure. Mais, notre chaperon ne veut qu’une chose : qu’une chic fille finisse par lui dire oui. Et ça, il vendra père et mère afin d’y arriver, quitte à devoir rôder le reste de ses jours dans des endroits in où définitivement il n’a pas sa place. Pour le chaperon de laideur, à chaque jour suffit sa peine…
Mes yeux de Fanny Guay
Mes yeux auront avantage à reconnaître la grâce avant même de réclamer celui qui la voit. De toute évidence j'attire irrésistiblement les yeux miroirs de mon très intime regard. Il est sans aucun doute inconcevable de berner par la plus subtile des supercheries les lois de la création. Alors voilà, lasse de tricher et de croire à mes stratégiques raccourcis, j'accepte de jouer franc jeu.
Il n'y a toujours eu que les yeux d'un homme pour me faire sentir femme. Il n'y a toujours eu que l'inlassable attente du prince fougueux, assumé et éperdument amoureux pour m'abandonner au royaume de mon insatiable besoin d'aimer. J'avoue me languir d'ouvrir la pièce où je suis princesse de lune où les poussières d'étoiles me couvrent toute entière, où je suis marraine de la douceur et de la tendresse et déesse de la grâce. Mon âme flamboie de désir et jugule comme une rivière ne trouvant que front de béton devant son élan d'amour. Et j'arrive à respirer. Il me faudra vivre en cette endroit le reste de mon existence car je vous le dis le reste me devient insupportable. Mon Être ne trouve aucune autre histoire qui vaille la peine d'éprouver quelques sensations.
Où êtes-vous ? Au delà les terres qui nous séparent, au delà l'illusion des Corps, où êtes-vous ?
Je sais avoir déjà été auprès de vous. Votre odeur est empreinte sur ma peau, et ma cicatrice me rappelle sans fin notre séparation. Je vous reconnaîtrai. . .
Il me serait extase qu'un doux contact, qu'un simple toucher vacillant entre terres et mers. Un seul instant que je puisse seulement savoir que vous existez me serait soulagement et réconfort. Ma raison se verrait alors emporter par le courant intemporel de l'espoir pour que l'image de nos deux mains enlacées demeure à mon esprit ce que la lueur est à l'obscurité.
N'ayez crainte très chers car mes fantasmes ne me font plus croire en votre venue soudaine. Je crois possible par contre, et ce, personne ne saura m'en dissuader, que vous viendrez à moi le jour où je serai une reine à mes propres sens. Alors là et seulement là je reconnais, bien qu'impatiente, j'attirerai à moi, par des forces insondables, l'homme qui me voit comme je me vois moi-même.
En musique:Hip-Hop de Dorothée est une salope
Song for a Jedi de Dyonisos
La faculté de Pépé et sa guitare
La bonne étoile de M
Raoul mon pitbull de Odelaf et Mr D
Ok on part de Vincent Vallières
Go away de Les têtes raides
L'amour 220 volts de Plywood 3/4
À la semaine prochaine !